VITICULTEURS ET RIVERAINS, BIEN VIVRE ENSEMBLE

Chateau_Anthonic- Vignoble_8La vigne s’est progressivement développée en Gironde grâce à une géologie singulière et un climat favorable. Peu à peu, elle a façonné les paysages girondins, habité le cœur des hommes et fait fructifier l’activité économique de la région.

Aujourd’hui, elle est à la fois un facteur marquant de l’identité de nos territoires et de leur attractivité tout en contribuant à la biodiversité.

Mais la vigne, est également une culture pérenne exigeante.

Comme tout être vivant, cette plante est sujette à des attaques de ravageurs et à des maladies (mildiou, oïdium, ….).

Pour pouvoir produire du raisin, donc du vin, et ce quel que soit le mode de culture adopté (biologique ou conventionnel), elle a besoin d’être protégée.

Selon la pression parasitaire, les viticulteurs sont contraints d’utiliser des traitements qui s’étendent de l’apparition des premières feuilles (fin avril) jusqu’à la fin de l’été. Ils préservent ainsi la future récolte.

Bien vivre ensemble, c’est comprendre et respecter les attentes de chacun ; c’est pourquoi nous préconisons les règles suivantes :

  • Nous recommandons aux viticulteurs de réunir régulièrement les habitants riverains de leurs parcelles pour leur expliquer le travail de la vigne.
  • Pour leur sécurité, il est vivement recommandé aux riverains d’éviter de pénétrer dans les parcelles dans lesquelles des travaux sont en cours (traitement, labours, tonte ou autre…)
  • Les parcelles de vigne, si elles restent ouvertes, sont des propriétés privées ; toute personne amenée à les traverser quel qu’en soit le motif (randonnée, …) doit en principe en demander l’autorisation au viticulteur.
  • Dans tous les cas, le respect des règles élémentaires de savoir-vivre est recommandé pour de bonnes relations de voisinage.
  • Les parcelles mitoyennes aux sites accueillant des personnes vulnérables (écoles, crèches, haltes garderies, maisons de retraite, maisons de santé, hôpitaux, etc.) sont soumises à des règles de traitements spécifiques précisées dans un arrêté préfectoral disponible en mairie, dont les viticulteurs concernés ont été individuellement informés.
  • Médiation : si des difficultés surviennent entre habitants et viticulteurs, quelle qu’en soit la nature, nous recommandons au viticulteur et/ou au riverain d’en informer le maire et le responsable local de l’ODG afin de trouver une solution concertée.

 L’application de ces règles simples facilitera les relations entre les viticulteurs et leurs voisins, c’est-à-dire le « bien vivre ensemble », objectif pleinement partagé par tous les acteurs du territoire.

Vignes et Coccinelles 1 Vignes et Coccinelles 2 Vignes et Coccinelles 3

Actualité réglementaire

Publication de l’arrêté relatif à la mise sur le marché et à l’utilisation des produits phytopharmaceutiques et leurs adjuvants visés à l’article L-253-1 du code rural et de la pêche maritime souvent appelé arrêté phyto :

Cet arrêté signé le 4 mai et publié au JO du 7 mai 2017 (texte n°115) remplace celui du 12 septembre 2006

Il entre en vigueur immédiatement (l’arrêté précédent étant abrogé depuis janvier 2017 suite à une décision du Conseil d’Etat).
Cet arrêté reprend dans les grandes lignes l’arrêté précédent et réintroduit l’essentiel des mesures suivantes :
– Ne traiter que par vent d’une intensité inférieure ou égale à 3 sur l’échelle de Beaufort
– Respecter sauf exceptions un délai avant récolte de 3 jours
– Respecter un délai de rentrée minimum de 6 h en milieu ouvert et de 8 h en milieu fermé
– Ne pas appliquer de produit directement dans un élément du réseau hydrographique
– Éviter tout débordement de la cuve
– Mettre en place un moyen d’éviter le retour de bouille dans le réseau de remplissage
– Diluer le fond de cuve par 5 volumes d’eau en fin de traitement
– Ne vidanger le fond de cuve que s’il a été dilué par au moins 100
– Respecter les conditions d’éloignement des points d’eau pour le lavage intégral à la parcelle
– Gérer ses effluents via un procédé agréé et enregistrer ces pratiques;

Les nouveautés apportées par cet arrêté concernent :
– La définition des cours d’eau et l’obligation pour les services de l’Etat de publier par arrêté préfectoral une liste des points d’eau concernés dans un délai de 2 mois après publication du texte soit avant le 4 juillet prochain (article 4 et 1er)
– L’élargissement de la liste des produits concernés par des délais de rentrée de 48h, notamment aux produits CMR, avec toutefois une souplesse : en cas de besoin motivé, non anticipé et non prévisible ou impérieusement nécessaire, ce délai pourra être réduit à 6 ou 8 heures sous réserve de porter un équipement de protection individuelle ou d’utiliser un tracteur équipé d’une cabine avec filtre à charbon actif (article 3)
– Un assouplissement sur la nature des EPI (équipement de protection individuel) (article 15)

 

Arrêté définissant la méthodologie de calcul et la valeur des doses unités de référence des substances actives phytosanitaires pour le calcul de l’IFT

Arrêté du 27 avril 2017 définissant la méthodologie d’évaluation des actions standardisées d’économie de produits phytosanitaires CEPP